Lobotomy

10 février 2006

Citation d'un sale type qui se pretend mon meilleur ami : "Ma copine, elle est a mi chemin entre une femme normale et toi". Ou comment casser deux personnes dans la meme phrase

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Un paresseux,
Un sanglier,
Un chat angora poussiereux,
Quelques chouettes,
Un élan,
Une vache,
Une grenouille,
Une salamandre (molle),
Un monstre du Loch Ness,
Un crocodile,
Une tortue (aussi designee comme croco's snack)
Un poney (prénommé Sigourney),
Une pieuvre (bleue),
Une oie canadienne,

MAIS PAS DE RATON LAVEUR !!!!

Mais que font mes fournisseurs de peluches !!!

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08 février 2006

Envie de parler de nouveau, meme pour ne rien dire, juste pour voir les mots se poser. Comme un soulagement. Ce qui est ecrit n'est plus a retenir, ca peut quitter le cerveau et eviter d'y tourner en rond.

Ca va indéniablement... mieux. Disons plus quotidien, plus "normal". Plus gris, plus fade, plus doux, plus ennuyeux, plus commun, plus raton laveur comme disait l'autre.

Il est toujours difficile de faire son diagnostic. Si j'etais un medecin, je pense que je rendrais mes malades hypocondriaques a force de toujours supposer le pire. Moi en tous cas, je ne me donne que peu de chances d'arriver a ce que je voulais dans la vie.

Ce que je voulais ? Ca vous etonne que je puisse mettre un nom dessus, mais c'est pourtant simple. Le reve standard de la femme moderne. Etre grande, sexy, belle, classe, intelligente, originale, cultivee, legerement hautaine, mener une carriere fulgurante et une vie de famille epanouie, aux cotes d'un epoux qui tout en etant la coqueluche de toutes mes amies, ne jurerait que par moi. Facile. Le pur produit d'une generation de matraquage pseudo-feministe. Pour l'originalite je repasserai.

Je pense juste pouvoir objectivement revendiquer un brin de folie et d'humour. Encore une fois c'est etonnant, je ne montre rien de tout cela ici. Ici, je vide le sordide, le glauque, l'echec, et toutes ces choses qui m'empechent d'avancer. Le reste je le garde intact, en esperant que demain, la tete un peu plus vide de toutes ces choses, je pourrai rebondir un peu plus loin.

Ca y est. Ma tete est vide, il ne reste que le raton laveur perdu dans un recoin du cortex. Il a le droit de rester, lui, c'est un peu sa maison depuis le temps. Au dodo !

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27 décembre 2005

Le drame de l'adolescence. Rebondir sur les differents murs que les parents dressent à tour de role le long de nos vies. Elle ? moi ? Toutes les deux de la même manière et comme des millions d'autres, un peu plus tot, un peu plus tard, et finalement toujours de la meme facon. Mais que faire....

Briser les barrières, fuir, et voler de ses propres ailes. Plus ou moins securisant selon que la fuite est reelle ou dissimulée sous le doux terme d'"études au loin". Et puis le retour, le pardon, un peu, mais finalement pas tant que ca. Jamais les adultes n'auront exactement la meme credibilite jusqu'à... ce qu'on devienne parent à notre tour j'imagine.

Que lui conseiller a elle... Ma solution n'est pas la sienne... son probleme n'est pas le mien et sa confiance n'est pas la mienne. Ne pas commettre l'erreur du "fais comme je fais". Et pourtant... quelle tentation de finalement prendre le relai parental pour lui donner de nouvelles barrieres, apparamment plus souples, et donc plus facilement acceptables pour kidnapper le modèle parental et le remplacer par le mien. Ne pas vouloir etre un modele, jamais.

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22 décembre 2005

Things are not quite as they seem
Inside my domain
You can't know about everything
Only pleasure and pain

(Cock Robin)

Un blog, donc, non pas pour se dévoiler soi tel qu'on est, tout nu, sans aucun intérêt, mais plutôt les multiples facettes qui nous constituent et que nous ne pouvons assumer et pousser jusqu'au bout que via l'anonymat...

Only pleasure and pain. Seulement l'excès, l'extrème, comme une apothéose, un aboutissement de soi qui resterait factice de son absence d'identité directe. Un aboutissement du non-soi.. ou plutot du semi-soi. Une résultante des éclairs impudiques qui transpercent parfois notre conscience.

Bon courage... le programme n'est pas toujours divertissant

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c_pop

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Hier soir, chute de félidé. Du 4ème étage. Demi tour raté, glissement, tentative de rattrapage, regard suppliant.... et puis un "poc !" lourd suivi d'un miaulement à fendre l'ame.

Visions d'horreur, de sang, de mort, de détresse.. puis course effrénée vers le bas de l'appartement. Comme il faut faire le tour du paté de maison, l'arrivée sur les lieux du drame fut plus longue que prévu. Et puis l'approche lente et angoissée de l'emplacement de la chute. Rien. Pas de traces de sang, ou d'herbe froissée. Juste un silence inquiétant.

C'est incroyable ce que l'on peut imaginer vite dans ces moments.... les années qu'on passera à s'accuser de ne pas avoir pensé à fermer cette putain de fenêtre justement ce soir là, le regard étonné du frère cherchant partout son ami de toujours à travers l'appartement, le Noël sordide que l'on va passer , et le petit chat, qu'on reprendra, bien sur, histoire de ne pas laisser l'autre seul, mais qui nous rappelera toujours son prédécesseur, mort par notre manque d'attention...

Puis un miaulement dans les buissons.... Oh, pas tout de suite... bien dix minutes après notre arrivée sur les lieux, alors que mon époux était reparti chercher une lampe de poche. Ouf, il est vivant. Reste à savoir dans quel état. Et si ce soir, il fallait l'euthanasier pour lui éviter des souffrances inutiles ? Et puis, alors que je fouille les branchages, un grand bond, une esquive, une feinte, et mon chat court se cacher sous une poubelle. Re-ouf, il n'a pas l'air plus blessé que cela. Rattrapage de la bête, retour à la maison, constat d'un léger boitillement, vétérinaire en urgence, et mis à part une petite contusion, tout va bien.

Finalement, j'y crois au miracle de Noël !

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21 décembre 2005

L'erreur, c'est de penser....

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Lorsqu'on se réveille la bouche pâteuse, on ne peut pas spécialement gager que la journée sera bonne.... Le petit déjeuner qui suit est souvent maussade, et seule la stimulation du travail intellectuel peut vous laisser l'espoir d'échapper à la morosité ambiente.

Je hais les vacances... pour ce qu'elles ont de lourd, de passif. Le matin au lever, rien à faire... ou tout à faire... mais finalement rien. Il ne faut pas rêver, le néant n'a jamais engendré quoi que ce soit de concret. Un des principes de base de la physique est la conservation de l'énergie. N'en ayant pas, je ne peux en mettre dans quoi que ce soit.

Les corvées de routine. Nettoyer, parce que bientôt c'est Noël. Faire les courses, parce que bientôt c'est Noël. Repasser, parce que bientôt c'est Noël. Noël ressemble bien plus à une inspection en règle des troupes qu'à une véritable fête, une fois qu'on est adulte. La joie de se retrouver en famille, de tester une nouvelle fois les frictions latentes, de se rappeler qu'on devrait se téléphoner plus souvent.... Je voudrais redevenir un enfant, pour ressentir encore une fois cette excitation pure et insouciante des veilles de Noël.

Je pense que tout ceci est entre autres le symptome externe d'un besoin de gosses... pour espérer revoir une fois le monde par leurs yeux, pour compter leurs années et non les miennes, pour analyser leur vie et non la mienne... enfin toutes ces raisons qui font qu'un jour on décide de se reproduire. Mais j'ai toujours pensé que si je faisais des gosses, ca serait pour leur apporter quelque chose, et pas pour qu'eux m'apportent une résurrection temporaire. Mais comme je ne vois rien à leur apporter, le temps peut toujours passer... Peut-être que le passage de la trentaine me procurera comme à tant d'autres une folle envie de transmettre mes gènes. Et que tout repartira de là. Un nouvel être. De nouveaux espoirs. Tant de projets. Tant de désillusions....

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L'angoisse de la page blanche....Où trouver la phrase spirituelle, geniale et imprévisible qui rendra tous ses lecteurs "lobotomy-addicted" ? Le casse-tête de l'écrivain, le drame de l'auteur et tutti quanti..... Le stress qui ronge, la tête qui se vide pour tenter désespérément de capter dans son propre néant une fulgurance qui ferait l'affaire. Rien, toujours rien.... la prise de tête nous guette.

C'est bientôt Noël, quoi de plus déprimant ?

Ma chambre est blanche comme une salle d'opération. C'est l'heure, je les entends arriver. Ils me guettent depuis tellement de temps, me préparant petit à petit à cette idée : on souffre tellement moins quand on cesse de se tordre la tête dans tous les sens. Leurs mots se font le reflet d'une réalité factuelle, mais édulcorée : "Mais tu as tout pour etre heureuse.... un bel appartement, un gentil mari qui t'aime, 2 chats adorables, des amis, des cacahuetes et du coca cola light....". Juste une petite incision, et finie cette vaste prise de tête.

Putain et si j'ai envie d'être malheureuse quand même ? Le désespoir doit-il être l'apanage des exclus ? Et si  j'ai envie, juste un petit peu, de trouver que tout ce monde est absurde ? De m'identifier par exemple à ceux qui à coté de moi souffrent des rigueurs de l'hiver ? Ceux à qui j'accorde de temps en temps un euro ou deux , quand ils ne font pas trop peur, quand ils ne me blessent pas comme le miroir parfaitement inversé de mon statut de privilégiée, histoire de m'endormir la conscience presque tranquille sur mon petit oreiller en plumes...

J'ai envie de souffrir comme ce monde souffre.... mais je ne suis pas capable d'encaisser tant de peines.... je me tourne et me retourne dans la bulle ouatée de ma camisole. Je me cogne sur ses bords, incapables de les franchir. Mais non, je ne suis pas folle. Je suis juste excessive, doucement paranoïaque, faible, dépressive.... rien que de tres classique de nos jours. On a presque l'air anormal si on ne peut pas cocher 2 ou 3 cases qui vous conduisent directement chez le psy.

Je ne suis pas un entonnoir !!! Je suis libre.... Oui Madame, si je voulais, je renoncerais à tout pour suivre un destin complètement différent, et surement bien plus original, mais que voulez vous, je ne peux pas tout laisser derrière moi... vous comprenez, à 27 ans, on a choisi sa vie, il faut assumer... l'insouciance de la jeunesse est déjà loin.... j'ai même charge de félidés !

Ca ne va pas ... ca part complètement en vrille.... Il faut couper.... docteur, faites votre office.....

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